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L’ATLANTIDE

Installation 3 écrans, 18 mins

Production : Red Shoes, avec l’aide du CNAP

Présentée au 56ème Salon de Montrouge du 5 mai au 1er juin 2011


VOIR EXTRAITS DE L’ATLANTIDE



L’Atlantide, l’île rêvée et disparue dans le détroit de Gibraltar.

Un songe de paradis perdu incarné par des figures et des visions dans l’œuvre de Safia Benhaïm. Marqués par un exil - une cassure - trois personnages caractéristiques (une petite fille, un homme, une femme) sont portés par une histoire commune, que l’on devine peu à peu. Des fantasmes et angoisses d’enfant, quelques souvenirs contés, un voyage en mer entre l’Afrique et l’Europe et un chant en arabe ; la ville de Tanger en pleine métamorphose pour toile de fond - où l’on voit de partout les côtes de «l’autre continent» - des imagos et des échos narratifs résonnant entre eux au fil de l’œuvre, puis des cris de manifestants : autant d’éléments faisant de la construction de l’installation, tour à tour documentaire ou mise en scène, un tableau d’une Atlantide non pas eldorado mais symbole de la coupure avec une terre et une enfance perdues.

L’enfant, au cœur de l’installation, sera notre guide : sortie tout droit du réel, d’un casting pour obtenir son rôle, la petite fille entraîne les films et leurs images dans une narration altérée et sensible. Tandis que l’homme reprend le bateau de son exil politique d’il y a trente ans, la ville du Maroc contemporain puis les manifestations du 20 février 2011 défilent derrière le visage de la femme qu’on apercevra mère de l’enfant sur un autre écran : la circulation entre les vidéos s’effectue autour de ces échos.


Trois écrans pour un récit génésique et intemporel, un dispositif permettant de faire résonner les voix de la mémoire et de l’imaginaire dans celles de la réalité contemporaine du printemps arabe.


Description de l'installation